les drones en plaisance

L’usage des drones se développent dans le monde maritime. Les projets de Rolls Royce, pour la construction de navires autonomes, ont beaucoup fait parler d’eux.
Quelques projets qui intéressent le monde de la plaisance voient le jour, notamment pour le secours en mer. Une rapide recherche sur Internet permet de trouver de nombreux modèles de drones aériens transportant des bouées couronne ou d’autres dispositifs de sauvegarde. 
Des projets sont également possibles pour faciliter et améliorer la précision de largage des chaînes SAR lors des opérations de secours en haute mer.  

## Un peu d’histoire

Les drones maritimes existent depuis la seconde guerre mondiale. Il s’agit des torpilles acoustiques inventées par les Allemands, à partir de recherches débutées en 1934, et utilisées sur le champ de bataille à partir de 1943. Elles naviguent dans l’ean en autonomie en fonction de leur mission.
Dans le secteur civil, l’expansion de la prospection pétrolière et de la recherche océanographique dans l’après-guerre conduit à construire des ROV, Remotely Operated Underwater Vehicles. En France, COMEX est historiquement et reste un des acteurs majeurs des travaux sous-marins.  Des sociétés comme ECA Group ont également investi ce secteur.
Les usages de ces robots se sont multipliés, depuis l’intervention sur les champs de pétrole, jusqu’à l’exploration du Titanic en passant par les opérations de déminage].

Quel usage pour la plaisance ?

En discutant avec des professionnels, on constate rapidement que, au delà des annonces concernant le navire autonome, quelques usages civils et crédibles se dégagent :
– inspection et surveillance d’installation;
– bâtiment de servitude dans les ports, pour assister le remorquage, le lamanage ou les opérations autour des grands navires;
– navettes automatiques sur des liaisons simples et régulières comme la traversée d’un fleuve.
Il nous suffit de transposer cette vision des professionnels pour en déduire un certain nombre d’applications pour la plaisance.

Inspection et surveillance

De plus en plus de propriétaires de bateaux filment leur bateau à l’aide de drones. Intérêt ? Le drone permet des prises de vue aérienne qui ne sont pas possibles depuis un semi-rigide. Il  est beaucoup moins onéreux et moins intrusif que l’hélicoptère. Il offre, par exemple, la satisfaction de voir de l’extérieur que l’on possède le plus gros ou le plus beau bateau du port. Pour le photographe de voiliers, il offre un nouveau moyen d’expression artistique. Une bonne vidéo peut aussi constituer un bon support pour valoriser son bateau lors de sa revente. 
Le drone est aussi un moyen d’inspection efficace des zones difficiles d’accès pour un opérateur. Un drone peut être un auxiliaire intéressant pour vérifier le réglage du gréement et des voiles ou s’entraîner ou suivre des régates. L’arbitrage par drone n’est pas encore de mise mais va sûrement apparaître pour les régates. L’utilisation d’un drone pourrait également être envisagée pour inspecter le gréement ou investiguer un problème en tête de mat. La méthode a évidemement ses limites; les drones ne volent pas forcèment bien dans des conditions musclées; on a du mal à imaginer un skipper lançant son drone pour comprendre ce qui se passe en tête de mat quand le spi est en vrac…
La surveillance des plages ou des spots de surf, ou le secours aux baigneurs et aux surfers, est un autre domaine où les drones peuvent trouver une application. Cet usage a aussi ses limites; le temps de vol des drones est limité; l’intérêt de surveiller sur écran ce que l’on peut, dans certains cas, voir directement en étant correctement installé sur un point haut à proximité de la plage est discutable.

Une annexe à votre service

A plus ou moins long terme, vous pouvez également envisager une annexe automatique. Sur les très grosses unités, il pourrait s’agir d’un scooter des mers automatique qui tracterait les enfants sur une bouée ou le propriétaire sur son mono-ski à la place de l’homme d’équipage à l’heure de la sieste.

Sur des unités plus modestes, on pourrait envisager une annexe qui retournerait seul au bateau quand on est à terre, et reviendrait vous chercher de même quand vous en avez besoin. Cette annexe pourrait également être utilisée pour assister certaines manoeuvres, pousser le bateau à la place d’un propulseur auxiliaire, remorquer un bateau qui n’a pas de moteur, ou oringuer une ancre.

Un navire d’accueil et de servitude dans les ports de plaisance

Dans les ports de plaisance, un bâtiment auxiliaire de ce type pourrait être utilisé pour guider et aider les plaisanciers de passage à mettre leur bateau à quai. 

Pour des clubs hébergeant une flottille importante de bateaux de régate non motorisés, J80, Star, Requin, un navire auxiliaire permettrait de remorquer les bateaux et les dispenserait de hors bord auxiliaire. 

Une navette automatique

Enfin, dans les grands ports de plaisance, sur les zones de mouillage, une navette automatique pourrait aller chercher les plaisanciers sur leur bateau pour les amener à terre, ou permettre de traverser plus rapidement le port pour se rendre en ville. Les ports situés sur des rivières, les marinas qui ont trop grandi ou qui se sont implantées loin du centre ville bénéficieraient certainement de ce service.

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